Colorful meeting || Ft. Kwon Joong-ki
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Choi In Ha
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Jeu 6 Sep - 13:07
Colorful meeting

Il suffit parfois d'un regard, d'un hasard pour rencontrer quelqu'un qui nous marquera à jamais. Alors, gardez les yeux ouverts !
Aujourd’hui, mission spéciale, enfin pas tant que ça en vérité puisqu’il n’est pas question pour cette fois, d’escalader des grilles et de s’infiltrer dans des hangars à la recherche d’information. Dommage cela, m’aurait bien plus malgré tout. À la place, pour cette fois, je vais devoir passer par la grande porte. Non pas que cela me déplaise, après tout, mon travail de journaliste reste le même. Disons plutôt que je plains la personne qui se trouvera bientôt en face de moi. En effet, au bureau, je suis connue pour avoir un tempérament de feu qui ne lâche rien, et c’est probablement pour cela que c’est moi qui ait récolté la tache de me rendre au siège social de New Life Corp. Pourquoi moi demanderez-vous ? Eh bien, en vérité, c’est assez simple, je dois par tous les moyens arrivé à ce que cette fichue entreprise m’accorde certaines interviews pour en apprendre plus sur cette sois disant société qui rend la vie de la population de Nagwon meilleure. Normal, nous sommes d’accord, c’est une chose qui ne devrait pas être trop compliquée à faire puisque New Life prône la transparence sûr toutes ses actions. Malgré tout, quand on se penche un peu trop sûr la question comme moi, on vient rapidement à se confronter à un gros mur pratiquement infranchissable. On se demande bien pourquoi …

Quoi qu’il en soit, c’est donc ma nouvelle mission en poche que je prends la direction du siège social et de centre de recherche. Par chance pour moi, celui-ci se trouve dans le même quartier que les bureaux du journal pour lequel je travaille. Je n’aurais donc pas à pester trop longtemps, sur le fait que mon patron m’ait obligé à porter des talons pour que cela rende plus présentable. Bon, certes, je l’avoue, ça donne une meilleure impression avec la jupe crayon noir et le chemisé blanc, que j’ai été un peu forcé de porter aujourd’hui, mais tout de même, cela ne reste pas pratique pour circuler dans les rues de cette ville. Priant donc pour ne pas attraper d’ampoule avant la fin de la journée, c’est des plus détendues et souriante que je pénètre par les immenses portes automatique du bâtiment, non sans bien sûr avoir été scruté par les yeux des deux vigiles, bien trop musclé à mon goût, présent aux côtés de celle-ci.

Avançant ensuite d’un pas déterminé jusqu’à l’immense bureau, servant d’accueil, situé au centre de la pièce, je ne peux nier que l’ambiance générale de la pièce est des plus impressionnantes. Clairement, on sent tout de suite que cette entreprise a beaucoup d’argent, que ce soit par le marbre blanc immaculé que l’on peut retrouver sur le sol, que par cette immense inscription bleu ciel, portant le nom de la société, se trouvant sur le mur du fond. Cependant, bien que l’atmosphère essaye de se faire accueillante par les nombreuses plantes vertes, et personnels souriants, je ne peux m’empêcher de me sentir observer de tous les côtés, m’arrachant un frisson le long de la colonne vertébrale. Clairement, il y a quelque chose d’étrange qui règne ici et qui me pousse encore plus à la méfiance, lorsque finalement, j’arrive devant l’hôtesse d’accueil qui semble vouloir me prendre en charge.

Expliquant donc le plus poliment possible la raison de ma venue, comme prévue, un mur se dresse bien vite devant moi. Bizarrement, personne n’est disponible et aucun patron, n’est disposé à me recevoir aujourd’hui, pour ne fusse que planifier des interviews. Trop de rendez-vous m’a ton dit avant de joyeusement me renvoyer chez moi, m’invitant à repasser un autre jour. Pas de chance cependant, pour cette poupée Barbie qui, j’en suis sûr, est passé bon nombre de fois sous le bistouri pour porter le plus d’implant possible de New Life, je ne suis pas disposé à repasser un autre jour. D’autant plus que, je sais parfaitement, que l’on me dira exactement le même petit discourt, probablement appris par cœur.

Prenant donc une grande inspiration, je tente dans un premier temps d’insister calmement, invitant la petite blonde à tenter malgré tout de prendre son téléphone pour voir ce qu’il est possible de faire pour moi. Évidemment, un refus catégorique sort rapidement de ses lèvres parfaitement maquillées. C’est à partir de là, que commence alors un très long enfer pour elle, pas de chance, elle n’est pas tombée sur un civile parfaitement dressé qui n’a aucune volonté, mais bien sûr une jeune femme déterminé, qui ne lâche pas facilement le morceau.

« Écouter moi bien, je ne partirais pas d’ici tant qu’une personne ne sera pas venue me voir, donc c’est simple, vous prenez votre téléphone et vous m’envoyez une personne apte à me rendre service. »

Là encore, j’ai finalement droit à un refus, alors qu’elle regard rapidement ses collègues non loin d’elle qui s’occupe d’autre personne. Peut-être recherche telle de l’aide ou de l’appui pour me renvoyer plus facilement. Cela dit, elle pourrait bien faire appel à la sécurité que cela ne changerais pas grand-chose, bien au contraire. Elle semble d’ailleurs finalement le comprendre après de longues minutes de négociation avec moi, puisqu’elle finit par s’emparer miraculeusement de son téléphone pour venir y chuchoter deux trois phrases paniquées avant de raccrocher.

-« Une … une personne est occupée à voir ce qu’il est possible de faire. » Tenta t’elle d’articuler avec le plus d’assurance possible, malgré mon aura menaçante.

-« Eh bien voilà, vous voyez que ce n’est pas compliqué, enchaînais-je. Ce n’était pas bien compliqué, je ne comprends même pas pourquoi, vous refusez systématiquement ce genre de demande, alors que vous savez parfaitement que vos patrons ont tout un tas de temps libre. Vous allez vraiment finir par, attirer sérieusement la curiosité des journalistes comme moi avec des comportements pareils. À moins bien sûr que vous cherchez véritablement à cacher certaines informations. »

Honnêtement, je doute sérieusement que cette pauvre employée sache quoi que ce soit sur ce qui se trame réellement dans les entrailles de cette entreprise, mais il n’est pas dit non plus que ce n’est pas le cas. Après tout, certaines promotions sur le canapé avec des personnes haut placé, sont toujours envisageables. Voilà pourquoi je n’hésite pas à faire monter ouvertement la pression à cette hôtesse d’accueil sans la moindre agressivité, ou presque dans le ton de ma voix. Elle finira peut-être par cracher des informations intéressantes le temps que l’on daigne s’occuper de mon cas.

-« Je …. Je …. » Bafouilla-t-elle soudainement avant que je ne voie son visage s’illuminer. Me tournant alors dans la direction de son regard, pour comprendre pourquoi elle semble soudainement sauvée, je vois apparaître, l’une des figures les plus connue de New Life. Est-ce véritablement cet homme que l’on vient de m’envoyer ou alors cette femme, se fait-elle simplement de faux espoirs ? Dans tous les cas, on peut facilement lire dans son regard une forme de supplication, pour qu’il intervienne dans notre discussion.
#Sanie


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Kwon Joong-ki
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Dim 23 Déc - 1:12

Colorful Meeting

Après une semaine passée à faire des aller-retour entre le service privé d’un hôpital huppés du quartier, dont une aile racheté par New Life Corp lui est spécialement dédiée, et mon nouveau bureau au QG des chaineup ; je n’avais guère su trouver le temps pour remettre les pieds au siège sociale de la NLC depuis un bon moment. Aussi quoi de plus divertissant pour marquer mon retour, que d’être envoyé au premier front face à la colère des journalistes ? Et en effet, à peine eu-je le temps de déposer ma mallette professionnelle dans un coin de mon bureau, le temps de me défaire de ma veste adaptée à la perfection à la carrure de mes épaules par de petites mains sous-payées pour ce véritable travail d’orfèvre ; qu’une sonnerie stridente vint transpercer le calme serein de la pièce. Je ravalais un râle, jetant une œillade à la montre hors de prix qui enserrait mon poignet strié de muscles et de veines saillants sous ma peau – le peu d’épiderme naturel qu’il me reste ironiquement. Il était aux alentours de 8 heures. L’heure à laquelle les bureaux commencent tout juste à se remplir par ici. Pourtant le peu de personnes aptes à me donner des ordres dans l’engrenage compliqué de la NLC avaient pour la plupart plutôt l’habitude de donner signe de vie vers 11 heures et non pas avant. Aussi fus-je doublement étonné d’entendre le timbre lancinant de mon N+1 au bout du fil lorsque, après avoir défais les deux premiers boutons du col de ma chemise, je m’étais dirigé vers mon bureau pour décrocher mon fixe et mettre un terme à cette sonnerie criarde par la même occasion.

« — Kwon. Une journaliste semble décidée à mettre le bordel dans le hall. Je connais tes capacités en matière d’image, tu nous as déjà démontré à quel point tu pouvais gérer des situations comme celle-ci. On ne veux pas se retrouver avec un article litigieux dans la presse, cela pourrait avoir des répercussions sur notre quotte en bourse. Sois cordial avec elle, c’est tout ce que je te demande. Plus vite cette entrevue est écourtée mieux ce sera et plus rapidement tu seras libéré.
Message reçu cinq sur cinq, je m’en occupe tout de suite. »


Les mots étaient sortis sans même que j’y réfléchisse véritablement. J’avais passé trop d’années à opiner du chef à chaque demande que l’on m’imposait via la NLC pour ne serait-ce qu’envisager de refuser. Un « bien » me répondit avant que le tintement significatif de l’appareil que l’on raccroche à l’autre bout du fil ne se fasse entendre. Je raccrochais. J’avais beau détester toutes ces longues heures passées à brasser du vent et de l’ennui au bureau, je n’en demandais pas tant.

Refermant mon bureau à double tour derrière moi, je me dirigeais vers les ascenseurs non loin qui délimitaient l’aile des simples employés (de niveau équivalant à celui de cadres supérieurs néanmoins) de celui des quelques privilégiés de ma trempe. Chaque égérie avait son propre bureau au siège. A côté de la porte en bois massif sur laquelle il avait été gravé en lettres argentées mon patronyme complet ; se trouvait sa jumelle sur laquelle on pouvait lire NANATSUKI YUKI. Pourtant il ne m’avait jamais été donné de la croiser, que ce soit dans les couloirs ou même aux autres étages de la NLC. Evidemment avec les récents évènements je n’étais plus aussi présent au bureau et elle je doutais fort qu’il lui était fréquent de fréquenter les lieux. Dommage, avec un aussi joli minois, mes journées auraient été moins moroses à n’en pas douter – songeais-je pendant que mon regard dévalait les formes parfaites (trop ?) de la fameuse Nanatsuki retranscrite en 3D sur l’un des nombreux écrans du hall des ascenseurs. J’appuyais sur tous les boutons dudit hall dans l’espoir d’augmenter mes chances d’avoir une navette rapidement. Ces images avaient été tournées dans le cadre de la nouvelle campagne marketing en faveur de NLC. Je le savais puisque j’y avais été moi-même convié. Bien que je ne l’ai pas non plus croisée une seule fois pendant cet événement, certaines pubs nous montraient tous deux sur les mêmes plans. C’était la magie de la retouche d’image ; où comment simuler des choses qui n’avaient jamais eu lieu. NLC était passé maître en la matière.

Après avoir pénétré dans la capsule vitrée de l’ascenseur, je laissais échapper un profond soupire en m’adossant négligemment à la paroi la plus proche, fermant les yeux. De vives douleurs me tiraillaient encore tout le corps suite à la séance intensive de rééducation qui m’avait été infligée la veille au soir. Cela avait duré jusqu’à 23 heures passé. Si bien qu’il m’avait été fort difficile de sortir des draps ce matin. Les douleurs avaient été si vives au réveil qu’il m’avait fallu presque une demi plaquette d’antidouleurs pour espérer les voir se dissiper. Parfois, il m’arrivait de penser à faire une overdose médicamenteuse. Cela serait tellement plus simple. Mais à quoi bon ? La NLC réussirait toujours à me retrouver à temps, à me tirer des bras de Morphée, à me ramener à la vie. Même un attentat à la bombe n’avait pas suffi. Un sourire mauvais, glacial et ironique comme j’en avais la recette, étira mes lèvres jusqu’à déformer méchamment mes traits. Le tintement précisant l’arrivée de la capsule vitrée au rez-de-chaussée résonna et je me redressais tout en reboutonnant les boutons de mon col et resserrant l’emprise de ma cravate autour de mon cou. Mes chaussures en cuir firent tinter mes pas par-dessus le brouhaha ambiant qui emplissait le hall comme chaque matin. Un autre parmi beaucoup d’autres, à l’image de cette myriade d’autres qui suivront.
J’empoignais ma carte d’accès accrochée à ma ceinture et passais les portiques de sécurité lorsque le timbre calme, clair mais aussi extrêmement déterminé d’une jeune femme attira mon attention de par le décibel, supérieur à tout le reste, qu’elle utilisait. Aucun doute n’était possible, je tenais là ma fameuse journaliste en furie.

«  — … alors que vous savez parfaitement que vos patrons ont tout un tas de temps libre. Vous allez vraiment finir par, attirer sérieusement la curiosité des journalistes comme moi avec des comportements pareils. À moins bien sûr que vous cherchez véritablement à cacher certaines informations. »

L’hôtesse d’accueil bégaya quelques syllabes avant de lever ses beaux yeux emplis de détresse vers moi. Mes sourcils se froncèrent presque automatiquement dans un air réprobateur tandis que j’avançais dans leur direction d’un pas assuré. Arrivé à leur hauteur, je me penchais par-dessus le comptoir pour vérifier le prénom affiché sur la session d’ordinateur à laquelle était connectée l’hôtesse, un peu trop maquillée à mon goût. Park Irene, soit, c’était une information bonne à savoir au cas où il me faudrait faire un rapport. Bien que j’aurais tout aussi bien pu récupérer les images des vidéos de surveillance pour me renseigner sur son identité.
Une fois que ce fut fait, mes yeux se tournèrent vers ceux de la journaliste dont je sentais l'attention portée sur moi. Je ne lui avais pas prêté d’attention jusqu’ici mais à bien y regarder elle avait ce petit je-ne-sais-quoi de naturel qui devait lui valoir bon nombre de flirt. Une lueur, vive et tempétueuse, nichée au tréfonds de ses pupilles noisette aux reflets dorés – le genre de regard dont je ne serais plus capable moi-même, nouvellement affligé de mon œil bionique – fit déraper mon cœur. L’espace d’un battement elle avait égayé mon intérêt et je m’étais demandé à quel point elle aurait pu être adorable une fois le sourire aux yeux. Quelqu’un passa le sas d’entrée, laissant s’engouffrer un vent léger dans le hall qui vint jouer avec les mèches châtaines de la demoiselle qui voletèrent un instant devant ses yeux envoûteurs et il ne m’en fallut pas plus pour sortir de ma rêverie passagère. Désireux de ne rien laisser paraître, je baissais les yeux vers le registre d’arrivée échoué au beau milieu du comptoir, et y lu les derniers noms féminins qui y avaient été inscrits. Une colonne stipulait : « NOM : Choi In Ha – STATUT : journaliste – RAISON DE LA VENUE : demande d’interview – HEURE D’ARRIVEE : 7h45 » Je tenais les informations que je voulais. Je jetais un dernier regard à ma montre. Il était 8h15. Bien, il était donc temps de m’occuper de la situation.

« — Je ne pense pas que notre hôtesse ait mérité vos remarques. Tout comme je doute fort que vous ne sachiez pas à quel point les responsables d’une si grande entreprise que la nôtre, puissent être occupés un vendredi matin… Mademoiselle.. Choi In Ha, c’est bien ça ? (fis-je après avoir jeté une œillade à son annulaire gauche dénué d’alliance. Puis, relevant mes yeux vers les siens, je poursuivis : ) Enchanté, Kwon Joong-Ki, égérie et représentant pour New Life Corp. (Je lui tendis la main en signe de politesse.) Je m’occuperais personnellement de répondre à vos questions, mais d’abord laissez-moi vous proposer que nous nous installions dans une salle de réunion. Nous y serons plus à l’aise pour discuter. Si vous voulez bien vous donner la peine de me suivre. »

Me redressant de tout mon mètre 85, je m’éloignais à allure modérée vers le portique de sécurité, jetant un regard derrière moi pour vérifier que la journaliste m’emboitait bien le pas. Puis, une fois arrivés au portique, je lui fis signe de passer devant moi, effleurant de mon badge le lecteur pour enclencher l’ouverture de la porte de sécurité. Je fermais la marche après elle. Un vigile de l’autre côté du portique fit signe d’esquisser un geste dans notre direction mais je lui fis un signe négatif de la tête lui intimant de ne pas s’en mêler. Mieux valait ne pas intimider cette journaliste, ou ne serait-ce que lui donner les raisons de pondre un article désobligeant au sujet de la société. Du coin de l’œil je vis le regard envoûtant de la dénommée Choi fureter dans chaque recoin des lieux. Surement était-elle en train de tout passer au crible dans l’espoir de ne pas rater un seul détail croustillant à ajouter à son fichu chiffon qu’elle risquait fort d’écrire. Une trace de doigt oublié à l’angle d’une fenêtre peut-être ? Ou le regard mauvais d’un employé passant par-là, allez savoir.

« — Par ici, s’il-vous-plais. »

M’exclamais-je d’un ton ferme pour récupérer son attention. Lorsque je fus certain d’avoir eut mon petit effet, lorsqu’elle reposa son regard lumineux sur moi, je me remis en marche. Nous restâmes au rez-de-chaussée et longèrent plusieurs couloirs avant que je ne me décide à arrêter mes pas devant une salle de réunion vide. Puis, poussant la porte avec une douceur qui m’était inconnue d’ordinaire, je tâtonnais une seconde le mur le plus proche à la recherche de l’interrupteur que j’actionnais finalement.
Je fis un pas sur le côté pour la laisser pénétrer dans la pièce la première, l’intimant à s’exécuter d’un signe du bras en direction de la table qui trônait au centre de la pièce. Elle me dépassa en me tournant le dos et une odeur acidulée de parfum féminin la suivit dans son sillage, venant doucement taquiner mon odorat artificiellement surdéveloppé. Loin de me déplaire, cela faisait un long moment qu’une femme de m’avait pas fait autant d’effet. Je crois bien même que ça ne m’était plus arrivé depuis que l’accident était survenu. J’avais oublié à quel point cette attraction toute bestiale m’avait manqué et j’étais reconnaissant envers cette inconnue pour réanimer toutes ces sensations en moi.

Au prix d’un grand effort je me raclais la gorge comme pour me sortir de mes songes tout en me redonnant de la contenance puis, réajustant l’emprise de ma chemise noire et grise à carreaux étirée par la musculature de mes dorsaux, je la suivit à l'intérieur de la pièce.

« — Mettez-vous à votre aise, surtout. Puis-je vous proposer un rafraîchissement ? Un café peut-être ? Ou bien un thé ? »

Je la regardais s’installer avant d’activer le blocage manuel de la porte en position ouverte. Je ne voulais pas que miss Choi se sente mal à l’idée d’être seule en ma compagnie dans une pièce fermée. Tout comme j’étais peu désireux à l’idée que l’on puisse me poursuivre en justice pour des actes litigieux qu’elle pourrait vouloir m’imputer suite à notre entrevue. Bien que nous soyons en ce moment même épiés par une caméra grand angle dissimulée dans le faux plafond. Au moins, dans l’aile dans laquelle je nous avais emmenés, je savais que personne ne risquait de passer par ici sans que je ne l’ai demandé au préalable. Ce qui nous laissais toute l'intimité que nous désirions pour cette entrevue, même malgré la porte laissée grande ouverte.

Le visage toujours dénué d’expression, je pris place en face de la journaliste, tirant ma chaise de façon à ce que mes longues jambes n’entrent pas en contact avec les siennes, que je savais uniquement revêtus de bas opaques mais terriblement séduisants sous sa jupe crayon noir qui mettaient ses formes plantureuses en valeur sans pour autant tomber dans le vulgaire. Elle était à des lieux du style retravaillé imposé aux hôtesses d’accueil de notre société.

« — Pas où voulez-vous commencer ? »

Lui lançais-je tout en nouant les doigts de mes mains au-dessus de la table laquée.
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@CHOI IN HA
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Choi In Ha
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Mer 13 Fév - 12:48
Colorful meeting

Il suffit parfois d'un regard, d'un hasard pour rencontrer quelqu'un qui nous marquera à jamais. Alors, gardez les yeux ouverts !
Le regard rivé vers notre nouvel arrivant, je ne peux pas m’empêcher de détailler le moindre trait de son visage tandis qu’il avance en notre direction. On ne peut pas le nier, ce garçon est très beau. Je dirais même, encore plus que ce que peut montrer la télévision ou ses nombreuses photos dans les magazines. J’ai toujours entendu bons nombres de mes collègues baver sur son physique parfait et, à présent, je commence à comprendre pourquoi. Il est indéniable qu’il a un certain charme, et ce, malgré le fait qu’il soit certainement bionique de la tête au pied. Penchant légèrement la tête sur le côté tout en continuant à l’observer, alors qu’il a enfin rejoint le comptoir de la réception, j’essaye soudainement de me l’imaginer plus jeune. Malgré les pièces mécaniques qui peuvent l’habiter, je suis finalement certaine qu’il était déjà, très beau jeune homme à l’époque. Et c’est soudain là que je comprends, là raison de sa présence. Envoyer l’égérie de l’entreprise est certes une bonne tactique pour répondre aux questions ennuyeuses de personne comme moi, mais c’est surtout un parfait moyen de diversion. Non mais, parce que soyons sérieux deux minutes. Comment voulez-vous que notre esprit ne divague pas et ne fantasme pas, quand on a un type comme ça devants nous. Attention, n’allez pas croire non plus que je suis soudainement raide dingue de ce type. Je dis juste que face à lui, bon nombre de femmes et d’hommes, ont dû rapidement laisser tomber leurs questions gênantes pour s’intéresser d’avantage à cet apollon sorti tout droit d’un rêve.

Tentant alors de chasser mes pensées non-professionnelles, très très loin dans mon esprit. Je passe une main dans mes cheveux, tandis que mon ainé vient porter enfin son attention sur moi. Le gratifiant d’un tendre sourire, principalement parce que je n’ai pas encore de raison de lui envoyer mon poing dans la figure, je le laisse à son tour me détailler un instant. Son regard envoûteur et profond arriverait presque à me faire chancelle, tant un puissant charisme se dégage de lui. Cependant, malgré cela, j’ai l’impression de déceler au fond de son regard quelques choses d’autre. Un sentiment plus sombre et plus obscur qui ferait de lui une âme écorchée vive. C’est étrange comme sentiment, mais là, en cet instant, j’ai réellement la sensation que quelques choses de douloureux se cachent en lui. C’est difficile à expliquer, mais … ce petit quelque chose m’attirent soudainement bien plus chez lui, que son physique ou là face qu’il peut montrer au monde entier.

Face à cette découverte, mon esprit aurait pu s’envoler très très loin dans sa contemplation et son analyse, si par chance, mon interlocuteur n’avait finalement pas pris la parole. Me reconnectant donc au monde réel en entendant sa voix, le début de sa phrase a littéralement le don de me faire sourire. Il n’a clairement pas idée à qu’elle point cette hôtesse a mérité son sort et à quel point, je connais l’emploi du temps de tous ses messieurs, apparemment trop occupée. Désireuse cependant de ne pas lui laisser entrapercevoir mes connaissances, je préfère me taire à ce sujet et hocher plutôt la tête à la suite de sa phrase.

-« C’est bien ça, lui répondis-je donc dans un nouveau sourire en lui rendant sa poignée de main. Je suis enchanté également. Je ne m’attendais pas à ce qu’une personnalité tel que vous, veuille bien prendre du temps pour répondre à mes questions. Je vous remercie d’avance pour cela. Et c’est peu dire. En effet, il est extrêmement rare d’avoir la chance d’obtenir directement des informations venant de New Life, mais alors en plus venant de l’une de leur égérie, en sachant que tout ceci n’est pas programmé, c’est encore plus rare. C’est parfait, je vous suis dans ce cas. »

D’un geste de la main, et ce, pour appuyer mes paroles, je l’invite donc à prendre la route avant de lui emboîter le pas. Non sans lui avoir souri une nouvelle fois, lorsque Joong-ki vient s’assurer par un petit regard bref en arrière, afin de s’assurer que je ne suis pas loin derrière. Ce n’est pas non plus comme si j’allais soudain prendre la poudre d’escampette, mais après tout on ne sait jamais. Surtout quand on me connaît. Par chance pour lui, aujourd’hui, je suis décidé à être gentille et obéissante. Sans broncher, je viens donc à passer, comme demandé, devant lui pour passer plus aisément le portique en sa compagnie. Cependant, si j’ai décidé d’être agréable, cela ne veut pas dire que c’est l’occasion pour me marcher dessus non plus. Ma douceur apparente, ne manque d’ailleurs pas de se transformer en un regard noir lorsque je vois le vigile esquisser un geste dans notre direction. S’il pensait pouvoir m’intimider c’est raté. Par chance pour lui, il se rétracte assez rapidement, certainement dû à un geste de l’égérie situé derrière moi. New Life Corp allait devoir apprendre à leur gorille à se tenir, s’il ne voulait pas attirer la curiosité de journaliste comme moi. Après tout, en cet instant, ce n’est pas non plus comme si j’étais une menace potentille. D’autant plus que je suis suffisamment bien accompagnée que pour ne pas faire n’importe quoi. Je me contente d’ailleurs, une fois cette masse de muscle passé, de simplement observer le lieu à la recherche d’un élément sortant de l’ordinaire et ça, venant de moi, c'est extrêmement rare. N’oublions après tout pas, que je suis la reine de fouine quand je le désire réellement.

Scrutant donc le moindre recoin à la recherche de petit détail, plus pour mon information personnelle qu’autre chose, je me vois malheureusement finalement contrainte de délaisser mon exploration. Et oui, n’oublions pas que je suis une journaliste infiltré dans une entreprise aussi secrète que FBI et ça, mon ainé ne semble pas l’avoir oublié. Venant me rappeler à l’ordre d’un ton ferme de continuer à le suivre, je me décide finalement à ranger mes yeux dans ma poche, pour ne pas me prendre d’éventuels murs sûrs la route. Me contentant de fixer la musculature de son dos, jusqu’à finalement arriver à destination.

-« Je vous remercie » Prononçais-je alors à l’attention de Joong-ki, après que celui-ci ait allumé le lieu. Venant alors le contourner d’un pas subtile et féminin, malgré le fait que je ne porte que rarement des talons, je viens m’engouffre dans la salle de réunion. Bien évidemment, une fois à l’intérieur, je ne peux pas m’empêcher d’admirer la décoration de la pièce, sans me douter un seul instant de l’effet que j’avais pu produire sur l’égérie en passant à côté de lui. Ce n’est finalement qu’en l’entendant se racler la gorge, que je pivote sur moi-même pour lui faire à nouveau face, à la recherche d’une quelconque raison à ce bruit. Ne trouvant cependant rien d’anormal à mon comportement, je me contente finalement de le gratifier d’un nouveau sourire alors que je l’observer réajuster sa chemise parfaitement ajusté à son corps de rêve.

-« C’est gentil, mais ne vous embêtez pas avec ça. Répondre à mes questions suffira. »

Honnêtement, il est plutôt rare que je fasse autant preuve de gentillesse et de douceur quand je suis face à une personne travaillant pour New Life Corp. Je ne sais pas si c’est l’effet « Joong-ki », mais il n’est pas désagréable, pour une fois d’avoir ce genre d’ambiance lors d’un entretient. Je me surprends même à venir m’asseoir gracieusement sur la chaise, attendant que mon comparasse en face de même. Ce qu’il ne tarde pas à faire, non sans cependant avoir positionné la porte en position ouverte. Geste qui me fait d’ailleurs, à nouveau sourire. Évidemment, il ne peut pas s’imaginer que je suis le genre de femme à mettre une raclée aux hommes un peu trop ambitieux. Il aurait pu fermer la porte que je ne m’en serais même pas soucié. Cependant, il faut croire que même les égéries sont parfaitement formater à agir de tel façon, à ce qu’aucun journaliste ne puisse mal interpréter certains gestes.

-« Eh bien, je pourrais commencer à vous poser des questions sur votre carrière, mais, malheureusement je ne suis pas venue pour ça. Commençais-je en replaçant l’une de mes mèches de cheveux derrière mon oreille avant de me pencher vers mon sac, que j’ai préalablement posé au sol, pour m’emparer d’un petit carnet accompagné d’un bic. Cependant, avant que nous ne débutions, j’aimerais vous demander une faveur. Enchainais-je tout en me redressant pour fixer mon regard dans le sien. Plutôt que de me mentir, j’aimerais que vous me disiez honnêtement si vous ne souhaitez pas répondre à certaines questions. Je n’ai aucun intérêt à descendre votre société sans aucune raison tout comme je ne souhaite pas l’aduler s’il s’agit de mensonge. »

N’étant pas une journaliste directement affilié à cette société ou bien encore corrompu par celle-ci, je sais qu’il est difficile de me faire confiance. Pourtant, sans me venter, je penser que je suis l’une des journalistes les plus intègres qu’il puisse exister. New Life Corp ou les Army, pour moi, ils sont tous dans le même panier. Je ne recherche que la vérité, et ce, peu importe le clan et ça, j’espère que mon vis-à-vis finira par le comprendre au fur et à mesure de notre discussion.

-« Maintenant dites-moi tout. Je suis intéressé par toute information concernant les futurs projets de New Life Corp. Cependant … si vous souhaitez discuter du groupe qui désire faire tomber votre société … je suis également à l’écoute. Je suis curieuse de connaître, votre opinons ainsi que celle de votre société là-dessus. »

Avec moi, c’est simple, il n’est pas question de tourner autour du pot. Mon ton sérieux, malgré qu’il soit doux, peut d’ailleurs parfaitement en témoigner. Je pourrais jouer les imbéciles et faire celle qui ne sait rien de rien, mais je sais déjà que je suis une journaliste surveiller alors autant faire comprendre assez rapidement que je sais certaine chose. De toute façon, ici, il s’agit d’aller dans le sens de Joong-ki niveau information. Je ne suis pas folle non plus, je ne risque pas de lui dire ouvertement que je me doute que New Life n’est pas tout blanc et que je compte bien le prouver.
#Sanie


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